On ne s’en lasse pas de cette île, pour certains du groupe c’est déjà le quatrième voyage en terre viking.
Mais pour tous c’est la première fois en hiver, il y a donc de l’excitation à l’aéroport de Keflavik quand on se retrouve sous quelques flocons de neige…
On est début mars, si la côte sud du pays est faiblement enneigée, le nord, lui, est assez blanc pour partir à sa découverte en raquette à neige.
Pour mieux comprendre comment le groupe vit et ressent le séjour, nous leur avons demandé à chacun de commenter une photo,
à choisir parmi 8 photos (pour 8 participants). Ces photos ne sont pas les plus représentatives de la beauté naturelle de l’Islande,
mais une séléction de moments qui ont construit notre séjour, des images instantanées qui restent souvent gravées.
Place aux quelques lignes de nos participants qui traduisent leurs émotions voyagistiques, des Nunams émotions.


Jean-Séb, « jour de vent » à Siglufjörður
Quelle belle journée que celle ci, pleine d’émotions. La tempête présente ce jour-là sur les fjords du nord provoque en nous un enthousiasme incroyable. Savoir affronter les éléments. Braver ce moment où le souffle du vent disperse les différents documents officiels de Clément a travers le fjord comme un envol de Colombes. L’éphémère pochette s’éparpille emportant factures, cartes… Quelques minutes avant c était le tour de notre mascotte un bébé phoque (blancho) qui repris sa liberté lui aussi glissant sur la neige pour retrouver les siens. Bravant les éléments, notre joie fut plus grande encore lorsque le ciel, lavé par le vent, laissait le soleil réchauffer la fin de journée. Le soir venu un bain chaud au chalet termina cette journée incroyable.

Dany, « batterie à plat » à Akureyri
L’opération tétris était terminée, nos geek, Vincent et Ophélie, avaient géré une fois de plus. Le reste du groupe se chargeant d’amener en vrac les différents sacs pour semer la zizanie. La route et la découverte de nouveaux sites allaient débuter. Tout le monde embarque, nous avions maintenant une certaine habitude et habilité et Clément allait, que dis je… devais démarrer. Que nenni, notre véhicule nous jouait encore un tour à sa façon…Opération inverse, chacun ressort et les plus doués dans la langue de Shakespeare partent chercher du secours. Notre groupe s’en amusait nous avions connu le même soucis la veille, un voyage sans galère n’est pas un voyage, du moins pour une grosse partie de notre groupe 😁.
Une chose est certaine les Islandais sont de vrais St Bernard, nous pouvons vous en assurer, et comme en France le fil rouge va sur le + de la batterie😅 (Vincent Aurélie,Jseb et Dany l’ont constaté). Loin de nous déprimer cet épisode a pimenté notre séjour. Et qu’en sera t’il l’année prochaine.

Béatrix, « au chaud et/ou au froid » à Egilsstaðir
Marcher, raquettes aux pieds, dans le froid, dans le vent mais dans la beauté du paysage; sentir la montée, l’effort, s’attendre au col pour admirer ensemble la vue superbe, profiter du calme, de l’immensité. Puis redescendre et marcher encore, se réchauffer les mains, parler, rencontrer l’autre, échanger.
Puis reprendre notre minibus pour profiter, après cette belle rando, de l’eau naturellement chaude de la piscine. Oser sortir dehors en maillot dans le froid de la fin d’après-midi et se tremper dans l’eau chaude où nos corps se délassent. Et oser encore plus, sous les encouragements des copains du groupe, sauter dans l’eau bien froide… pour retrouver la chaleur douce et bienfaisante, autour d’un verre, la tête au froid… mais partager encore un moment d’amitié.

Aurélie, « en raquette » à Skeiðvatn
Première rando en raquettes du séjour, et une réelle première fois pour Anne-Marie et moi. Un mélange d’excitation avec une petite pointe d’appréhension quand-même…
Les paires de raquettes sont étalées par terre derrière le minibus, chacun prend une paire et s’affaire à les mettre. À regarder les autres, ça semble plutôt facile…
Les doigts commencent déjà à s’engourdir avec le froid, et visiblement mes sangles sont bien décidées à me rendre la tâche plus compliquée 😅. Je suis sauvée par la poigne et la gentillesse d’Ophélie qui se met à genoux et vient serrer les sangles de mes raquettes.
Ça y est, les deux pieds sont fixés, les bâtons sont dépliés, le sac est sur les épaules.
Je commence à tester les raquettes pendant que le reste du groupe finit de s’apprêter.
Ça craque sous les pieds, je sens que ça va me plaire. J’entends Vincent qui me rassure en m’expliquant que les raquettes, c’est pas compliqué… faut juste éviter les marches arrière, apparemment propices aux chutes. C’est du vécu… 🤭 je vais donc garder ce conseil tout au long du séjour !
Nous sommes prêts, c’est le moment de démarrer avant que le froid ne s’empare vraiment de nous. Je prends le temps de regarder autour de moi. Tout est blanc et paisible. Le ciel est bleu avec de fins nuages, et la lumière matinale est douce… Nous sommes en Islande, c’est l’hiver, et les sourires sont présents sur les visages … c’est parfait. Enjoy !

Véro, « cochon Bónus » à Egilsstaðir
Ce magasin devrait s’appeler caverne d’Alibab, on y trouve de tout ! Quand Papa, alias Clément, nous emmenait faire les courses, c’était que du bonheur !!! Papa était à l’écoute de nos envies et goût et allergies !!!! Moi qui me croyait simple à nourrir, il s’est avéré que cela aurait pu être compliqué. Je suis allergique au safran, curry et st Jacques… et n’aime pas par goût le mouton et l agneau;🙄ces dernières viandes sont réputées excellentes en Islande. Mais cela n’a pas posé de problème car papa trouvait toujours une solution de rechange pour moi; il remplacait par le saumon🤪de ce fait nous pouvions mettre dans le caddie les confitures, le chocolat, les légumes… de notre choix. Nous nous sommes régalés du petit déjeuner au souper sans avoir faim; avions même un goûter. Il est très important quand on part à l’aventure d’avoir de l’énergie et celle ci est amenée par les repas; un sac vide ne tient pas debout comme disait ma mère !!!😄Des courses à l’assiette, tout se passait dans la bonne humeur que ce soit pour préparer les repas, mettre la table… Papa a été un excellent cuisinier et arrivait à diriger notre petite équipe de commis comme un chef, dans la joie et là bonne humeur!! Même les nouilles chinoiserie du midi avaient une saveur particulière quand on les savouraient dans ce cadre exeptionnel que peut offrir l’Islande… que ce soit dans le vent au bord de mer, dans le fourgon, ou en haut d’une montagne!!! Un grand merci pour tout cela!

Vincent, « sous les aurores » à Ólafsfjörður
« Eh…venez…il y a de l’aurore… »
Alors on s’habille chaudement, on sort avec nos appareils photos et nos téléphones.
« Elle est où…? Là je la vois. Elle ondule, elle est verte… »
« Tu as vu celle la… je n’en ai jamais vu d’aussi belle. «
« Eh les filles, mettez vous là pour la photo ».
Plusieurs soirs de suite, le même cérémonial s’est reproduit.
On les attendait, elles sont venues, elles ont dansé pour nous, on les a observées et admirées…
On y retournera .

Ophélie, « le style » à Hofsos
En voyant cette photo, c’est le moment présent qui se fige. On pense souvent que le voyage ce sont des paysages, des monuments mais ce sont ces moments de partage qui rendent le voyage mémorable, convivial. Cette photo n’est qu’une parmi une centaine, mais elle raconte à elle seule cette aventure.
Elle représente Clément de la plus belle des manières, où chaque instant se vit avec spontanéité, il n’y a pas un moment sans rire, où l’ont profite des plaisirs simples. C’est le genre de guide qui connaît des choses très sérieuse mais qui préfère te faire une blague au moment où tu t’y attends le moins. La personne qui transforme une simple explication en sketch improvisé, un groupe de voyageurs de toute âge en bande de potes en quelques heures, quelques minutes même. Au final on ne sait plus trop si on est là pour visiter ou s’amuser, ou peut être les deux réunis. Voilà ce que cette photo cache en réalité.

Anne-Marie, « la carte postale » à Siglufjörður
Ce jour-là, est prévue la montée jusqu’au col de Dalaskarð. Pour commencer, ça monte tout doux le long d’un ruisseau et quand on se retourne, on voit la mer du Groenland. Le ciel est gris mais il est prévu que « ça va se lever ». Comme on va au col, ça monte de plus en plus. Quand on y arrive, déception : on ne voit pas le fjord ! Alors que décide Clément ? Eh bien, il court monter sur un sommet, revient, propose de continuer en contournant un mont et de grimper sur la crête ; normalement, « ça devrait le faire ! ». Je n’ai pas trop envie car il va falloir tout redescendre mais il insiste, je repars et on arrive sur une plateforme qui domine le fjord et Siglufjörður. Les nuages nous ont fait la gentillesse de s’effacer nous laissant sous le soleil et le ciel bleu. Et comme d’hab, photos, super PN (pique-nique) et puis… silence, tous en admiration devant le spectacle. Mais, il faut bien songer à redescendre. Alors, on jette un dernier regard et c’est parti pour le retour, la tête pleine d’images souvenirs.
